De l’aire du Larzac à Narbonne
Léonie, l’esprit gaulois en bandoulière.
Sur l’aire du Larzac, le long de l’A75, on ne fait pas qu’un arrêt technique. On entre déjà dans un décor. Dressées sur le causse, les sculptures d’Astérix, Obélix et Idéfix, œuvres d’André Debru, accueillent le voyageur comme un clin d’œil appuyé à une France populaire, enracinée, un brin irréductible.

Des Gaulois en plein plateau, ça surprend… et finalement, ça paraît évident.
Car le Larzac, depuis longtemps, cultive cet esprit-là. Du reste, si José Bové s’est laissé pousser sa fameuse paire de bacantes, c’est peut-être parce qu’il apprit à lire dans les premiers albums de la série. Goscinny et Uderzo ont situé le village rebelle en Armorique ; ils auraient tout aussi bien pu le localiser au fin fond du Larzac. Le décor, l’âme et la résistance y étaient déjà.

C’est dans ce contexte que Cathy et Vincent Gineste, gestionnaires de l’aire du Larzac, ont imaginé Léonie. Un restaurant pensé comme une évidence : circuits courts, fait maison, bonne cuisine et terroir, sans folklore inutile ni poudre aux yeux. Une cuisine sincère, robuste et généreuse, à l’image du territoire.
Née à L’Hospitalet, avant Millau, Léonie n’est pas restée cantonnée à son causse natal. Le concept a pris la route, comme tant de voyageurs sur l’A75, pour essaimer vers le Sud. Deux enseignes ont ainsi ouvert hors de l’Aveyron, à Perpignan et à Narbonne, sans jamais renier l’ADN d’origine.
À Narbonne, Léonie s’est installée dans un lieu chargé d’histoire : La Rotonde. Créé en 1894, l’établissement s’appelait d’abord le Victor-Hugo, puis Chez Olive dans les années 1950. En 1962, il prend le nom de La Rotonde, en référence à ces ronds surélevés installés à l’angle des rues, où les policiers régulaient autrefois la circulation. Un poste d’observation, déjà.

Aujourd’hui, sous l’enseigne Léonie – La Rotonde, le lieu poursuit sa mue sans perdre son âme. Léonie Bistro et Grillades, fier détenteur du label Maître Restaurateur, propose une cuisine élaborée à partir de produits frais, locaux, faits maison et de saison. Une table où l’on s’arrête vraiment, après avoir longtemps roulé.
À l’honneur, la viande d’Aubrac, qui occupe une place de choix, ainsi que les charcuteries et fromages de l’Aveyron, la saucisse-aligot de l’Aubrac et le bœuf d’Aubrac en circuit court, dans le respect du produit et du terroir.


De l’aire du Larzac à Narbonne, le fil est clair :
– des sculptures gauloises sur le plateau,
une route qui déroule,
– des lieux de passage devenus lieux de vie,
– et une même idée obstinée : résister à la standardisation par le goût, le bon sens et la convivialité.
Finalement, chez Léonie, comme chez Astérix, on sait une chose :
le secret n’est pas dans la potion…
mais dans ce qu’on met dans la marmite.

Détails des sculptures d’André Debru
Astérix et Obélix au Larzac










👉 Pour mieux découvrir l’univers singulier de ce ferronnier d’art aveyronnais, rendons visite à André Debru, ferronnier d’art au village des Costes-Gozons








