Mes pensées voyage

Pourquoi je voyage

Pourquoi je voyage

19/10/2019

Il est 11 h 36. Nous sommes dans le bus, direction Kratie. J’ai donc un peu de temps pour répondre à une question qui revient régulièrement :

Pourquoi voyages-tu ?

Je répondrai d’abord par une phrase que l’on attribue à Saint Augustin :

« Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page. »

Qu’elle soit réellement de lui ou non, cette phrase me plaît. Comment ne pas avoir envie d’aller voir sur place ces lieux incroyables décrits dans les livres ? J’ai toujours eu besoin de vérifier par moi-même. Lire, regarder des photos, entendre raconter une histoire, c’est une chose. Être là, devant le lieu, sentir l’atmosphère, rencontrer ceux qui y vivent, c’en est une autre.

Ensuite, j’ai envie de ralentir le temps qui passe.

Quand je voyage, j’ai l’impression que le temps s’étire. Chaque journée est remplie d’imprévus, de découvertes et de nouveautés, souvent étonnantes parce qu’elles sont loin de ma routine et du monde dans lequel je vis habituellement.

Une journée de voyage peut sembler beaucoup plus longue qu’une journée ordinaire. Pas parce que les heures passent moins vite, évidemment, mais parce qu’elles sont davantage remplies.

Au bout de quelques jours, j’ai parfois l’impression d’être parti depuis beaucoup plus longtemps.

C’est difficile à expliquer… mais c’est vraiment mon ressenti.

Et puis, voyager me donne l’impression de rester jeune.

Oui, ne rigolez pas !

Pour moi, le voyage est une sorte de source de jouvence. Il oblige à rester curieux, à s’étonner, à apprendre, à s’adapter. On ne sait jamais exactement ce qui va arriver, qui l’on va rencontrer ou ce que l’on va découvrir au détour d’une rue.

Et tant que l’on continue à se poser des questions et à avoir envie d’aller voir ce qu’il y a derrière la prochaine colline, la prochaine frontière ou simplement au bout de la rue, je crois qu’une partie de nous reste jeune.

Voilà, en quelques phrases, pourquoi j’aime voyager.

Et encore, je suis loin d’avoir tout dit…

Le bus continue sa route vers Kratie.

Moi, je continue la mienne.