Quand le transport en commun devient un festival de joie
Il est des images qui frappent autant par leur absurdité que par la beauté de l’ingéniosité humaine. En voici une : un simple deux-roues transformé en véritable bus scolaire improvisé, capable de transporter non pas deux, mais une bonne quinzaine d’enfants, et parfois même davantage.




On pourrait croire à un montage photo. Pourtant, ces scènes se vivent dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, où la débrouille et le sens pratique prennent souvent le pas sur la réglementation. Sur ce qui pourrait sembler un deux-roues ordinaire, un conducteur chevronné installe des extensions latérales, ajoute une ombrelle colorée pour protéger ses passagers du soleil et, avec une maîtrise déconcertante, emmène une petite armée d’élèves vers l’école.



La première chose qui frappe, c’est le sourire des enfants. Entre excitation et fous rires, ils semblent oublier tout danger potentiel. Il y a un petit chef devant, qui tient le guidon à moitié comme un copilote, et derrière, chaque siège, chaque marchette improvisée est occupée. La moto tangue à peine sous le poids collectif, preuve que l’expérience et la coordination font partie intégrante de cette prouesse.





Techniquement, on pourrait dire que ce “bus” n’a rien d’un véhicule sûr. Les normes de sécurité européennes seraient ici un doux souvenir. Et pourtant, la scène est captivante : elle illustre la créativité humaine, la solidarité et cette capacité incroyable à transformer un objet du quotidien en solution de transport pour tous.





Au-delà de l’absurde, il y a un petit miracle du quotidien : un conducteur, ses enfants ou ceux du voisinage, et ce moment de pur bonheur qui transforme une route ordinaire en avenue de joie collective. On en sortirait presque avec l’envie de crier : “Monte dans le bus ! Mais attention, sourires obligatoires.”



Alors oui, si l’on devait définir une nouvelle catégorie de transport en commun, ce serait sûrement le Happy Bus à moteur — un endroit où la débrouille, la bonne humeur et l’énergie des enfants dépassent toutes les limites imaginables.



