• Narbonne

    une Oeuvre Narbonnaise disparu

    « Ce soir, j’ai appris que la fresque de la sirène, avenue du Dr-Paul-Pompidor à Narbonne, avait été recouverte. » C’est aussi cela, l’art du street art : un art éphémère, inscrit dans le temps des murs, soumis aux ravalements, aux décisions administratives, à l’usure ou à l’oubli. Une œuvre qui ne prétend pas à l’éternité, mais qui accepte — parfois malgré elle — de disparaître. Elle vit tant qu’elle est regardée, puis s’efface, laissant derrière elle des images, des souvenirs, et cette étrange sensation qu’un morceau de paysage intérieur a changé. « Une fresque signée Zeklo, peinte il y a sept ou huit ans. Une sirène, figure calme et…

  • *Spibec

    Une oeuvre Carcassonnaise Tronquée

    Quand l’art public devient un mur ordinaire Finalement, à Carcassonne, il suffit qu’un employé communal de maçonnerie juge de l’état de “dégradation” d’une œuvre d’art pour que tout devienne permis. Inutile d’alerter la DRAC, inutile de prévenir les héritiers de l’artiste : eux, visiblement, n’ont pas voix au chapitre. Imaginons un instant un tableau de Dalí amputé d’un tiers. Resterait-il toujours un Dalí ?À Carcassonne, apparemment oui.Ici, on peut tronquer, percer, saigner une œuvre au nom du pragmatisme. Dès lors, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Qu’attend-on pour raser la Cité médiévale au prétexte que certaines pierres sont “dégradées” ? Mais une question simple se pose : à qui…