Street Art Sardaigne

Les murales des villages de la Baronia

Au matin, nous descendons vers Orosei. Blottie entre mer et montagne, la Baronia dévoile une mosaïque de villages où l’histoire locale s’écrit aussi sur les murs. De Galtellì à Orosei, en passant par Irgoli et Onifai, ces bourgs tranquilles participent pleinement au grand récit mural de la Sardaigne. Leurs fresques, souvent inspirées de la vie rurale, des traditions artisanales et d’une foi populaire toujours vivace, offrent un regard intime sur l’âme de la région. Ici, chaque façade devient une page ouverte sur le passé et le présent, un art modeste mais profondément enraciné dans la culture baroniese.

Située sur la côte orientale, la Baronia s’étend entre mer et collines verdoyantes. Ses bourgs regorgent de traditions populaires, de petites églises et de peintures murales généreusement réparties dans les ruelles, tandis que ses plages de sable clair rappellent la proximité presque organique entre culture locale et horizon marin.

Nous traversons les villages dans l’ordre : Galtellì, Irgoli, Onifai et enfin Orosei. Chacun possède son caractère, son rythme, sa manière d’exposer son histoire au regard des voyageurs.


Le village Galtellì, À l’écart des villages sardes couverts de murales spectaculaires, Galtellì cultive une autre forme de récit.

Ici, pas d’explosion de couleurs à chaque coin de rue, mais une mémoire qui s’exprime à voix basse : une fresque unique en hommage à Grazia Deledda, des tombes préhistoriques creusées dans la roche, une maison-musée qui raconte la vie d’autrefois, et un ancien borgo transformé en hôtel.

👉 Plus d’infos sur le village de Galtellì


Le village d’Irgoli apparaît ensuite, modeste et chaleureux. Ici, les façades s’illuminent d’un foisonnement de fresques évoquant la vie pastorale, les solidarités rurales, les métiers d’autrefois. Le village entier semble être devenu un atelier en plein air, mêlant mémoire locale et créations contemporaines.


👉 Plus d’infos sur le village d’Irgoli.


Au village d’Onifai, l’ambiance se fait plus discrète, presque confidentielle. Ses murales, moins nombreuses mais souvent plus intimistes, mettent en scène le travail agricole, les gestes simples et la forte identité religieuse du village. Onifai invite davantage à la flânerie silencieuse qu’à la collection frénétique de fresques.
👉 Plus d’infos sur le village d’Onifai.


Enfin, le village d’Orosei offre un contraste éclatant avec ses ruelles médiévales, ses maisons en pierre claire et ses églises baroques. Ici, les murales côtoient les porches sculptés et les cours ombragées, créant un dialogue subtil entre patrimoine ancien et expression populaire. À deux pas de ses plages immenses, le village conjugue culture et nature en quelques pas.
👉 Plus d’infos sur le village d’Orosei.


Après cette traversée de la Baronia, le lendemain cap sur Dorgali, porte d’entrée vers les merveilles naturelles du Golfe d’Orosei ou le village vibre d’un artisanat authentique : bijoux en filigrane ciselés avec patience, poteries aux couleurs chaudes, senteurs de pain encore tiède flottant dans les ruelles. C’est ici que commence une autre aventure, plus minérale celle-ci : la découverte du canyon de Gorropu, l’un des plus impressionnants d’Europe, promesse de falaises vertigineuses et de silence absolu.

👉 Suite : Sur la SS125, au cœur de la Sardaigne minérale