Sur la SS125, au cœur de la Sardaigne minérale
Au matin, nous quittons Orosei, encore assoupie.
La nuit passée ici a laissé une impression de douceur, celle d’une ville tournée vers la mer, calme avant l’agitation du jour. Nous prenons la route vers l’intérieur des terres, en direction de Dorgali.
Le contraste est immédiat. La côte s’efface, les reliefs se rapprochent. L’atmosphère devient plus méditative, presque intérieure. Une transition parfaite avant d’aborder la Sardaigne minérale qui nous attend.
Nous quittons ensuite la côte pour rejoindre Dorgali, porte d’entrée vers les merveilles naturelles du golfe d’Orosei.
Le village vibre d’un artisanat authentique : bijoux en filigrane patiemment ciselés, poteries aux couleurs chaudes, senteurs de pain encore tiède flottant dans les ruelles. Une étape vivante, ancrée, profondément sarde.
👉 C’est parti pour une visite de Dorgali
Après la visite de Dorgali, commence une autre aventure.
Plus minérale. Plus verticale.
La découverte du canyon de Gorropu.
En ce mois d’octobre, notre quête des origines sardes nous conduit sur la SS125, cette route mythique qui relie Dorgali à Baunei et Arbatax. Une route étroite, sinueuse, taillée dans la montagne, qui oblige à ralentir. Ici, personne ne roule vite. Et c’est très bien ainsi.
Les pentes sont abruptes, les panoramas vertigineux. À chaque virage, la Sardaigne se dévoile un peu plus. Ce tronçon est célèbre chez les motards, mais aussi chez les randonneurs et les voyageurs patients. Nous sommes au cœur du massif du Gennargentu, dans une Sardaigne encore largement indomptée.
Peu avant d’atteindre l’accès aux canyon de Gorropu, sur main gauche un petit joyau naturel (un arche de pierre) nous nous garons en bord de route, la montée jusqu’à la plateforme est courte mais raide. Du sommet, on a une vue magnifique sur la vallée jusqu’aux gorges de Gorropu, une destination qui offre des vues à couper le souffle.

Un de ces détours qui n’apparaissent sur aucune carte touristique, mais qui finissent souvent par s’imposer d’eux-mêmes.
Un espace rude,, ponctué de cuiles, ces abris pastoraux de pierre sèche, qui semblent veiller sur le paysage, discrètes, immuables, témoins d’une vie pastorale aujourd’hui presque effacée. « Les Cuiles de Suttaterra »

Après cette halte imprévue, la route reprend ses droits.
La route traverse les gorges de Su Gorropu, parmi les plus impressionnantes d’Europe.
Le paysage se resserre, la roche domine tout. Ici, le voyage devient presque méditatif. On s’arrête souvent. Trop souvent sans doute. Mais comment résister ?
Vient le moment de l’arrêt.
La visite des gorges.
Nous grimpons à bord d’un 4×4 pour rejoindre l’accès aux Gola di Gorropu, l’un des plus grands canyons d’Europe.

La descente vers le sentier est spectaculaire …….
👉 Suite de la visite des gorges de Gorropu
En quittant les gorges, le paysage change presque imperceptiblement.
La roche cesse de se refermer sur nous, les parois s’éloignent, la lumière revient. La route remonte lentement vers les plateaux, comme si la montagne reprenait son souffle après l’effort.

Après la verticalité écrasante de Gorropu, le Supramonte se fait plus secret, plus feutré. Les arbres réapparaissent, les chênes verts et les genévriers dessinent une autre géographie, moins spectaculaire peut-être, mais plus ancienne encore.
C’est sur ces hauteurs, à l’écart de tout, que nous quittons la route principale. Quelques kilomètres de piste, un court chemin à pied, et le temps bascule une fois de plus. Avant les bergers, avant les villages, avant même Urzulei, la Sardaigne nous attend déjà à Or Murales.



En allant vers la civilisation, un autre visage de la Barbagia nous attend :
À Or Murales, rien ne presse. Les pierres sont basses, les murs effondrés, et pourtant tout semble encore en place. Ici, le temps ne s’est pas arrêté : il s’est simplement accumulé.
En reprenant le sentier puis la route, nous quittons ce monde sans voix, la forêt se referme derrière nous, comme pour protéger ses secrets.

Après les gorges et le village nuragique, la montagne consent à livrer un autre visage. Plus proche. Plus humain. Quelques virages encore, et Urzulei surgit sur le flanc de la colline.
Ce n’est plus le silence absolu, mais une présence discrète. Un village habité, ancré dans la continuité de tout ce que nous venons de traverser – Le village d’Urzulei
👉 Les Fresques et la « Sa Murra » d »Urzulei
Un mystère de plus sur la route
Un mystère de plus va s’ajouter a notre carnet de route.
👉 A la découverte de ??


















