Street Art Narbonne

Piste cyclable de Narbonne

Entre œuvre d’art et sujet de discorde

La piste cyclable qui contourne le square Thérèse et Léon Blum ne laisse pas indifférent. Entre ceux qui applaudissent et ceux qui dénoncent la suppression de places de stationnement dans une ville où, selon eux, peu de personnes utilisent réellement le vélo, le débat est bien réel.

Je dois avouer être partagé.

Mon âme d’artiste me souffle un grand oui. J’adore ces fresques. Je les trouve magnifiques. Elles apportent de la couleur, de la vie et transforment un simple ruban d’enrobé en une œuvre à ciel ouvert.

Mais mon âme de citoyen se pose davantage de questions. Cet aménagement répond-il réellement aux besoins des Narbonnais ? Le temps apportera sans doute la réponse.

En revanche, une autre interrogation me vient immédiatement à l’esprit. Ces fresques sont-elles faites pour durer ? Ayant déjà participé à la réalisation d’œuvres peintes sur ce type de support, je crains qu’elles ne soient très éphémères. Sauf préparation très spécifique du revêtement, le passage répété des vélos, les intempéries, le soleil et les variations de température risquent de les effacer rapidement.

Le street art est souvent un art éphémère, c’est vrai. Mais cette disparition fait souvent partie de son message. Ici, ce n’est pas le cas. Ces fresques ont été créées pour embellir durablement un quartier. Ce serait donc dommage qu’elles perdent leur éclat après seulement quelques mois.

J’espère sincèrement me tromper. Car elles méritent, elles aussi, de traverser le temps.