Artistes,  Bukruk,  Street Art

STEN & LEX

Je n’avais jamais entendu parler ni vu une œuvre de Stan et Lex, ce duo d’artistes italiens.
C’est lors d’un passage à Bangkok avec Réglisse que je découvre l’une de leurs créations.

Nous parcourions les rues de la ville à la recherche des œuvres réalisées pendant BUKRUK : Festival des arts urbains 2016, un parcours artistique qui relie les ruelles adjacentes à Charoen Krung Road, le long du fleuve Chao Phraya, jusqu’au quartier d’affaires de Surawong.

Et là, à proximité d’une œuvre de Vhils – sur un mur a proximité de l’ambassade du Portugal – se dévoile cette façade. Immédiatement, je suis séduit : le travail est plus singulier que tout ce que j’avais pu voir jusqu’ici.

La technique repose sur le pochoir. Des pochoirs en papier sont découpés selon des motifs, puis appliqués sur une surface avant d’être peints. Une fois le pochoir retiré, le motif prédécoupé apparaît. L’originalité réside dans le fait que, contrairement aux œuvres classiques sur toile, ces artistes travaillent directement sur le mur d’un bâtiment.

Chaque ligne, chaque motif est créé par découpe, rainurage et perforation de minuscules trous – si petits qu’il est difficile de croire que ce travail ait été réalisé par seulement deux personnes. Les traces des pochoirs restent visibles sur l’œuvre, nous laissant nous interroger : est-elle inachevée, ou est-elle en train de se décoller ?


En 2016, Sten & Lex interviennent à Gibellina, situé dans la Valle del Belice (la vallée du Belice) en Sicile, avec l’œuvre Varco. Sans toucher au Cretto di Burri, ils s’inscrivent pourtant dans son sillage : même austérité graphique, même dialogue avec la mémoire et le temps. Leur mural agit comme un passage visuel entre art urbain et land art, entre le mur dressé et la ville ensevelie sous le béton du Cretto.

👉 Lien vers l’article consacré à la Valle del Belice (la vallée du Belice).