Le Lao lao du village de Bansanghai à Luang Prabang
Secrets cachés à une heure de Luang Prabang
Une dernière découverte, au fin fond de la jungle.
Une bonne heure de tuk-tuk depuis Luang Prabang, à sautiller sur une piste rouge, et soudain le village de Ban Xang Hai surgit, presque par surprise.
À seulement 25 kilomètres de Luang Prabang, ce petit village semble pourtant appartenir à un autre temps. Enserré par une forêt tropicale dense et humide, Ban Xang Hai vit au rythme de traditions intactes, loin des circuits touristiques bien huilés.

Ici, pas de resorts, pas de Wi-Fi capricieux, pas de boutiques « authentiques » qui vendent du faux ancien.
Rien… ou presque : du whisky, de la soie, du papier, et un mode de vie profondément laotien.
Ban Xang Hai promet une immersion sincère dans la culture locale : fabrication du lao-lao (le fameux “whisky” du Laos), tissage de la soie, production du papier Sa. L’accueil est simple, chaleureux, sans mise en scène. On vous montre, on vous explique, on sourit. Et parfois, on vous sert un verre.

Découvrez les secrets du « whisky » du Laos
Hé, si vous imaginiez un whisky laotien façon single malt écossais, vieilli en fût de chêne et dégusté au coin du feu… oubliez tout de suite.
Ici, le mot whisky est à prendre avec une certaine souplesse d’esprit — et un peu de courage.
Le processus de fabrication du lao-lao paraît simple, presque rustique, mais il est riche de savoir-faire et surtout… de caractère.
1. Le riz, héros incontesté
Tout commence avec le riz, évidemment.
Lavé, puis cuit à la vapeur, il reçoit ensuite levure et koji avant de fermenter pendant une vingtaine de jours.
À l’ouverture du couvercle, une odeur aigre-douce s’échappe. À ce stade, on obtient un vin de riz titrant autour de 15 degrés. Rien de violent… pour l’instant.
2. Une distillation, pas plus
Le vin de riz est ensuite versé dans un alambic artisanal. Chauffage, condensation, patience.
L’alcool monte alors à environ 50 degrés.
Et voilà.
C’est ça, le « whisky » du Laos.
Simple ? En apparence seulement. Chaque étape reflète le travail acharné et la sagesse accumulée des villageois.


Le goût de l’aventure (au sens large)
Côté saveur, disons-le franchement : le lao-lao est non conventionnel.
Mais… si vous êtes de ceux qui aiment défier leurs certitudes gustatives, vous êtes au bon endroit.
Car ensuite, tout devient possible.

Insectes, plantes, herbes, épices, parfois même parties d’animaux macèrent joyeusement dans le liquide.
Ces infusions donnent au whisky non seulement un look spectaculaire, mais surtout des couches de saveurs totalement imprévisibles.
C’est là que réside tout son charme.
Lorsque l’on vous tend un verre de « whisky » laotien, un conseil :
fermez les yeux, respirez, et prenez une gorgée.
Étrange ? Sans doute.
Inoubliable ? Assurément.
Et pour être honnête, ce genre d’expérience… vous ne la trouverez nulle part ailleurs. 🍶🌿
























