2016, les Shadoks débarquent au MIAM de Sète
En 2016, les Shadoks ont investi le Musée International des Arts Modestes (MIAM) de Sète, un lieu qui leur allait comme un gant. Ce musée, consacré aux formes d’expression populaires, décalées et insolites, semblait presque avoir été imaginé pour accueillir ces oiseaux les plus absurdes de la télévision française.
Mais pour comprendre leur succès, il faut remonter près d’un demi-siècle en arrière…
Le 29 avril 1968, à 20 h 30, les téléspectateurs de la première chaîne de l’ORTF découvrent des créatures aussi étranges qu’inoubliables. Créés par Jacques Rouxel et racontés par la voix inimitable de Claude Piéplu, les Shadoks font une entrée fracassante dans le paysage audiovisuel français.
1er épisode 29/04/1968) | Archive INA
Quelques jours seulement avant les événements de Mai 68, ces drôles d’oiseaux venus d’une autre planète bouleversent les habitudes. Mi-hommes, mi-échassiers, aussi naïfs qu’obstinés, ils passent leur temps à pomper, à pondre des œufs qui se cassent, à collectionner les passoires, à se déclarer la guerre ou encore à construire d’improbables machines pour conquérir l’espace.

Leur langage est réduit à quatre syllabes: Ga, Bu, Zo et Meu. Pourtant, avec ce vocabulaire minimaliste, ils parviennent à raconter des histoires d’une étonnante richesse, pleines d’humour absurde et de satire.

Les Shadoks sont aussi célèbres pour leurs raisonnements complètement illogiques, devenus de véritables citations cultes :






















L’exposition du MIAM a rendu ainsi hommage à cet univers unique qui continue, aujourd’hui encore, à faire rire, réfléchir… et à donner envie de pomper, au cas où cela servirait à quelque chose.

Près de soixante ans après leur première apparition, leurs aventures n’ont pratiquement pas pris une ride.
Derrière leur apparente absurdité se cachait une critique pleine d’ironie de la société, de la bureaucratie, de la technologie et parfois même du bon sens.

« Quand les Shadoks pompent dans tous les sens, ailleurs un autre dessinateur trace des lignes qui semblent danser sur les murs : Keith Haring. Même simplicité, autre énergie. » Découvrez Keith Haring






















