City Breaks Portugal,  Lisbonne

City Break à Lisbonne

Rebelote pour le Portugal

En novembre, l’appel du sud résonne à nouveau. Après avoir découvert Faro l’été, cap cette fois sur Lisbonne, la capitale aux sept collines, pour un city break prolongé.


Jeudi : En route vers la lumière

Départ de Narbonne en bus vers Toulouse, puis envol pour Lisbonne. Une arrivée douce, dans l’air tiède de la côte atlantique

Uber jusqu’à notre quartier de base, puis premières impressions, premier métro, premiers pavés. L’ambiance est douce, les trottoirs glissent sous les pieds comme les souvenirs à venir

Le ciel est doux, les azulejos brillent. Lisbonne déroule ses collines sous nos pas. On prend le temps de flâner dans l’Alfama, de se perdre dans les ruelles, de respirer le Tage.

Et en soirée, on s’offre un aller-retour en tram 28 juste pour le charme du cliquetis sur les rails.


Vendredi : déambulations et points emblématiques

Ce jour-là, on joue les touristes.

  • Praça do Comércio, majestueuse, bordant le Tage,
  • Rua Augusta, vivante, piétonne, toujours animée,
  • Ascenseur de Santa Justa, néogothique et vertigineux,

Et bien sûr, Belém : sa tour élégante, le Monastère des Hiéronymites, et les pastéis de nata encore tièdes, saupoudrés de cannelle.

Mais Lisbonne ne serait pas Lisbonne sans ses détours atypiques.

En fin d’après-midi, cap en Uber sur les hauteurs de la ville :
C’est l’un des lieux les plus fous de Lisbonne : le Panorâmico de Monsanto.
Ancien restaurant de luxe circulaire perché dans la forêt de Monsanto, aujourd’hui abandonné.

Du béton, des vitres brisées, des escaliers qui grincent. Et une vue à 360° sur la ville, à couper le souffle. C’est un décor de film post-apocalyptique, et pourtant, des jeunes viennent y danser, taguer, faire voler des drones. La vie s’y accroche encore.


Samedi : Almada, urbex et lumière dorée

Le matin, nous traversons le fleuve en direction d’Almada, sur la rive sud du Tage.
Objectif du jour : la Quinta da Arealva.
Un ancien domaine viticole abandonné, devenu terrain d’expression urbaine. On entre par une grille tordue, et soudain, c’est un autre monde.
Dédale d’entrepôts éventrés, de murs tagués, de fenêtres sans vitre ouvertes sur le fleuve. L’odeur de sel et de béton. Le silence, et parfois, un éclat de bombe aérosol quelque part. On s’y perd. On s’y trouve.

Puis, à quelques pas, s’élève le Cristo Rei, jumeau portugais du Christ rédempteur de Rio. On grimpe au sommet de la tour. Panorama grandiose sur Lisbonne et ses sept collines. La lumière de novembre est dorée, presque irréelle.

L’après-midi continue avec deux visites étonnantes :

  • le sous-marin Barracuda – Submarino Barracuda, vestige de la marine portugaise, figé dans le temps
  • les Old Lisnave Shipyards – Antigos Estaleiros da Lisnave, anciens chantiers navals fantomatiques, cathédrales d’acier et de rouille, entre passé industriel et poésie urbaine.

Retour en bus vers Lisbonne.
Encore une virée en tramway, de préférence debout, collés aux portes, la tête dehors, comme des enfants.

Et puis vient LX Factory, temple du street art et du design alternatif. Ancienne friche industrielle transformée en village arty, entre galeries, cafés, fresques géantes et librairie-magie (Ler Devagar).
Chaque mur est une surprise, chaque recoin une invitation. On y flâne, on y rêve, on s’y dit qu’un jour, peut-être, on reviendra vivre ici.


Dimanche : apothéose à Setúbal

On garde le meilleur pour la fin : Setúbal
Départ tôt le matin, une heure de route.

Setúbal (souvent écrit sans accent en français : “Setubal”) n’est pas un mot au sens commun, c’est avant tout un nom propre : celui d’une ville portugaise.
C’est une cité située au sud de Lisbonne, au bord de l’estuaire du Sado, un endroit où la mer remonte comme un serpent tranquille entre les collines.

On y trouve des plages, des dauphins résidents (oui, de vrais habitants marins assez fidèles au poste), des marchés de poissons très vivants, et une forte ambiance de ville portuaire un peu brute mais attachante.
Historiquement, Setúbal a longtemps été liée à la pêche et à la conserve de poisson, et aujourd’hui encore, elle garde cette identité maritime très marquée, même si le tourisme et la nature autour prennent de plus en plus de place.
Donc, pour résumer sans la mettre en costume trop strict : Setúbal, c’est un nom de ville, et derrière ce nom il y a un mélange de mer, de travailleurs du poisson, de collines et de dauphins curieux qui font parfois plus de bruit que les humains.

  • Visite urbex « Palácio da Comenda« 
  • Praia dos pobres
  • Fort chapelle de São Filipe
  • Ferry abandonné situé dans la zone de Beira-Rio, dans la ville de Setúbal, près de la rive de l’estuaire du Sado.
  • Reserva Natural do Estuário do Sado


👉 Découvre notre journée à Setúbal


Retour à Lisbonne en fin d’après-midi.

Dernier arrêt Amora

  • Casa de Candomblé e Ubanda
  • Complexe abandonné de l’Hotel do Muxito, composé d’une dizaine de villas, d’un centre équestre, d’une boîte de nuit et d’une piscine de taille olympique. Le domaine s’étend sur un vaste espace boisé le long de la Route Nationale 10, avec plusieurs bâtiments aujourd’hui dans des états de délabrement variés.

Dernière errance dans le Bairro Alto, dernier verre, ruelle animée.
Lisbonne vibre encore, même le dimanche soir.


Lundi : le cœur lourd

Derniers pas dans Lisbonne. Derniers cafés serrés. Derniers azulejos photographiés.
Puis métro. Puis avion. Puis bus. Et déjà, Lisbonne s’éloigne.
Mais cette fois, elle ne s’échappe pas vraiment : on la garde, vive, électrique, urbaine, dans un coin du cœur.