Fresques Bairro do Rego

💦 Cette œuvre, réalisée par l’artiste belge IOTA, combine les textures de l’eau et de la pierre pour créer deux silhouettes humaines imbriquées. Elles symbolisent les échanges constants entre le Portugal et la Belgique, ainsi que la richesse culturelle de chaque pays.
L’artiste IOTA rejoint ainsi un groupe d’artistes portugais ayant créé des œuvres d’art sur les murs de Livensa Living, parmi lesquels Bordalo II et M. Dheo.
Une initiative de l’Ambassade de Belgique au Portugal pour célébrer la présidence belge du Conseil de l’Union européenne.
🧭 Rua Souza Lopes | Bairro do Rego

Fresque de Daniel Teixeira, scénographe, actuellement en pause professionnelle qui se consacre aujourd’hui entièrement à l’art urbain – Nom d’artiste Daniel Eime. Depuis 2011, il vit pleinement de son art. Mais l’histoire commence bien plus tôt, à l’âge de 16 ans, lorsqu’il découvre le graffiti et fait ses premiers pas dans la rue, terrain d’expérimentation brut où naît peu à peu son univers visuel.
Au fil des années, l’artiste portugais forge un style immédiatement reconnaissable. À ses fresques, il mêle affiches, autocollants et collages qu’il intègre directement dans ses compositions, comme des fragments arrachés au tumulte urbain. Son esthétique singulière repose avant tout sur une remarquable maîtrise du pochoir, une technique dont l’artiste Fin Dac a notamment nourri son inspiration.
Cette approche traverse l’ensemble de son œuvre et lui confère une identité à la fois pop, graphique et profondément réaliste. Daniel Eime investit souvent d’immenses façades où se rencontrent deux univers : d’un côté le figuratif, d’une précision presque photographique rendue possible par le travail minutieux du pochoir ; de l’autre, des formes abstraites et géométriques aux couleurs éclatantes, qui viennent fissurer le réel comme des éclats de peinture en apesanteur.

En 2020, l’œuvre Damasco Prateado a habillé la façade de la résidence étudiante Livensa Living Cidade Universitária, au cœur de Lisbonne. Elle est signée par le collectif portugais Atelier Contencioso, composé d’Ana Velez, Joana Gomes, Maria Sassetti et Xana Sousa.
L’installation se déploie comme une immense forme organique grimpant le long du bâtiment. Elle se compose de 105 plaques d’aluminium découpées au laser, de structures métalliques galvanisées et de huit néons intégrés à l’ensemble. Chaque artiste a travaillé ses propres motifs, dimensions et textures, donnant à l’œuvre une richesse visuelle presque végétale malgré la froideur apparente du métal.
Le projet s’inspire du ginkgo biloba, arbre millénaire d’origine chinoise surnommé en portugais Damasco Prateado, « l’abricotier d’argent ». Véritable fossile vivant, le ginkgo existe depuis l’époque des dinosaures et symbolise la longévité, la paix et la persévérance. Sa portée symbolique s’est encore renforcée après la Seconde Guerre mondiale, certains spécimens ayant survécu à l’explosion atomique d’Hiroshima.
Sur la façade, les feuilles semblent flotter et se disperser vers le ciel comme emportées par un courant invisible. Les couleurs vertes, jaunes, rouges et grises évoquent la fertilité des sols, la jeunesse, la force, la chaleur, la nature et l’espoir. Le jour, l’aluminium joue avec la lumière lisboète ; la nuit, les néons dessinent des silhouettes lumineuses qui transforment l’installation en une sorte de phare urbain guidant les résidents vers le bâtiment.
L’œuvre possède également une dimension presque sculpturale. Les plaques d’aluminium sont fixées à différentes distances du mur, créant une lecture en relief qui change selon l’angle de vue et les variations de lumière. Entre art urbain, installation contemporaine et poésie végétale, Damasco Prateado métamorphose cette résidence universitaire en une façade vivante suspendue au-dessus des rues de Lisbonne.




























