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🎨 Fresques disparues de Lisbonne
Il y a à Lisbonne des œuvres que l’on ne voit plus… et pourtant elles sont encore là, quelque part, accrochées à la mémoire des murs. La ville n’est pas un musée figé, mais une surface vivante. Elle respire, elle se transforme, elle recouvre sans vraiment effacer. Chaque fresque apparaît comme une conversation avec son époque, puis disparaît, engloutie par une rénovation, un chantier, ou simplement le passage du temps. Ce qui reste, ce sont des traces. Une photo, un souvenir, parfois une adresse qui ne correspond plus à rien. Cette carte des fresques disparues de Lisbonne est une tentative de les retenir un instant de plus. Non pas pour…
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Eko Primeiro
25 ans de graffiti, des rues de Lisbonne aux paradis utopiques Des fresques monumentales de la banlieue de Lisbonne aux galeries internationales, Bruno Agostinho, alias EKO PRIMEIRO, trace depuis un quart de siècle une route unique dans l’univers de l’art urbain. Retour sur le parcours d’un artiste autodidacte dont l’œuvre balance constamment entre l’énergie brute du graffiti old-school et la douceur lumineuse de paradis utopiques. Les racines : Du hip-hop de Lisbonne à l’école de la rue Né à Lisbonne en 1983, c’est à Amadora — véritable plaque tournante de la culture urbaine portugaise — que le jeune Bruno s’imprègne de la culture hip-hop des années 90. En 1997, à…
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Mémoire effacée du Jardim do Tabaco
PixelPancho & Vhils Dans le Jardim do Tabaco, aujourd’hui, il faut un peu d’imagination. Ou une bonne mémoire.Parce que les fresques qui faisaient dialoguer deux univers majeurs du street art ont disparu. À cet endroit précis, deux artistes s’étaient rencontrés en 2013 pour une collaboration assez rare : le Portugais Vhils et l’Italien Pixel Pancho.L’un creusait les murs, littéralement. L’autre les peuplait de créatures mécaniques, presque mélancoliques. Le résultat ? Une œuvre hybride, comme un dialogue entre chair et métal.D’un côté, le visage sculpté, arraché à la matière même du mur, révélant les couches du temps.De l’autre, un univers peuplé de robots aux allures fatiguées, comme sortis d’un futur déjà…
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Le pavage portugais Lisbonne
L’histoire du pavage portugais et des paveurs à Lisbonne On peut l’affirmer sans grand risque d’erreur : nous avons tous, un jour ou l’autre, foulé le pavé portugais. Parfois avec admiration, parfois avec une cheville hésitante — surtout les jours de pluie. Mais qu’on l’aime ou qu’on le maudisse, la calçada portuguesa fait partie intégrante de l’âme de Lisbonne. Partons à la découverte de son histoire. Des pierres en guise de ballast : l’origine maritime L’histoire du pavage portugais commence au XVe siècle, à l’époque des Grandes Découvertes. Les navires quittant le Portugal partaient souvent à vide pour revenir chargés d’épices, d’or ou de sucre. Pour assurer leur stabilité en…
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Les fresques d’Alvalade Lisbonne
À première vue Alvalade, n’a rien d’un quartier qui cherche à impressionner. Pas de grandes perspectives touristiques, pas de cartes postales évidentes. Juste des rues calmes, des immeubles sans prétention… et puis, soudain, un mur qui s’ouvre comme une page. Ici, la ville a choisi de raconter autrement. Depuis plusieurs années, Lisbonne a confié une partie de ses façades à des artistes venus d’horizons différents, transformant Alvalade en une galerie à ciel ouvert discrète mais surprenante. Les fresques surgissent là où on ne les attend pas, entre deux balcons, au détour d’un parking, sur un pignon oublié. Elles ne crient pas, elles s’installent.On y croise des visages monumentaux, des compositions…
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🎒 Excursion dans la Mouraria Lisbonne
Où sont les filles ?Elles ont filé du côté du centre commercial Colombo. Avec Ange, on choisit une autre direction. Moins brillante, moins climatisée… mais infiniment plus vivante. Direction la Mouraria. Le quartier a longtemps traîné une réputation rugueuse, faite de trafics et de nuits agitées. Aujourd’hui, le décor a changé. On y croise tout le monde, habitants, voyageurs, curieux… et surtout autour de la place Martim Moniz, devenue un point de passage incontournable. La place, réaménagée en 2009, avait pris des airs de salon à ciel ouvert avec bars et transats. Une parenthèse urbaine refermée en 2019, laissant derrière elle un espace un peu en suspens. Depuis, les projets…
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La place « Martim Moniz » et ses alentours
Une promenade au départ de la place Martim Moniz, en passant par la Rua da Palma, l’Avenida Almirante Reis et alentours. C’est une place centrale de Lisbonne, juste derrière le Rossio, comme une antichambre populaire avant d’entrer dans les quartiers historiques. Elle porte le nom de Martim Moniz, ce chevalier qui, selon la légende, se sacrifia en bloquant une porte de la ville avec son propre corps pour permettre la prise du château. Une entrée en matière qui donne le ton.Aujourd’hui, c’est un carrefour multiculturel, parfois un peu brut, mais profondément vivant. Ici, Lisbonne se montre telle qu’elle est, dans toute sa diversité, loin des cartes postales trop bien lissées.…
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Le Cor de Chelas Lisbonne
Le Festival Cor de Chelas. Ce qui a commencé en 2014 comme une initiative modeste portée par des artistes locaux est devenu un rendez-vous incontournable de la scène artistique lisboète : : le Festival Cor de Chelas. Année après année, cet éclat de couleur posé sur des murs gris a transformé une ancienne zone industrielle longtemps délaissée en galerie urbaine vibrante. C’est surtout en 2024 que le festival a pris une ampleur spectaculaire sous l’impulsion de l’incomparable Artur Bordalo. Commissaire de l’événement, il a convié ses compagnons de création à investir le quartier et à en faire un terrain d’expérimentation grandeur nature. Des figures majeures du street art comme Vhils,…
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Le panneau d’azulejos d’Erró à Lisbonne
Super-héros et science-fiction en grand formatÀ l’adresse Av. Dom João II 1, 1990-083 Lisboa, dans le quartier du Parque das Nações à Lisbonne, se déploie un vaste panneau de carreaux signé Erró.🧭 Voir l’emplacement sur Google Map L’artiste islandais — de son vrai nom Guðmundur Guðmundsson — est une figure majeure de la figuration narrative européenne. Son travail se caractérise par l’appropriation et l’assemblage d’images issues de la bande dessinée, de la publicité, de la propagande ou encore de la culture populaire. Contrairement à une fresque peinte à la bombe, l’œuvre lisboète prend la forme d’un panneau en azulejos, c’est-à-dire en carreaux de céramique émaillée, support traditionnel au Portugal. Ce…
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Passeio do Báltico – Musée à ciel ouvert
Nous pensions avoir refermé la parenthèse du Parque das Nações en retrouvant la gare d’Oriente, sa verrière aérienne et le Tage en ligne d’horizon. Le modernisme lumineux de ce quartier, presque futuriste, semblait conclure la journée sur une note élégante et fluide. Mais à Lisbonne, les fins sont rarement définitives. À quelques pas seulement de l’architecture blanche et des promenades ouvertes sur le fleuve, un autre décor nous attend. Moins policé, plus frontal. Le béton remplace le verre, la voie ferrée trace une frontière rugueuse, et les murs deviennent supports d’expression. Nous quittons les perspectives maritimes pour longer un mur étiré comme une colonne vertébrale urbaine. Ici commence un autre…
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Bordalo II
Dans les rues du monde entier, certains animaux ne vivent plus dans les forêts, les océans ou les montagnes. Ils ont trouvé refuge sur les murs, les ponts et les façades des villes. Ils sont faits de plastique, de ferraille, de pneus et de bidons. Ils s’appellent Bordalo II. Derrière ce nom se cache Artur Bordalo, artiste portugais devenu une figure majeure du street-art contemporain. Son terrain de jeu : l’espace urbain. Sa matière première : nos déchets. Son message : rappeler que ce que nous jetons aujourd’hui est ce qui détruira demain. À travers ses sculptures monumentales, Bordalo II transforme la ville en galerie à ciel ouvert et donne…
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Visite du fameux Bairro Casal dos Machados (Lisbonne)
Quiconque souhaite passer une journée dans le quartier « Oriente » de Lisbonne — peut-être pour découvrir le Parque das Nações (l’ancien site de l’Expo) ou l’architecture à grande échelle de cette zone, notamment le célèbre pont Vasco da Gama — devrait faire un court voyage jusqu’au Bairro Casal dos Machados, qui se trouve à distance de marche de la gare Est, Estação do Oriente, à l’allure futuriste. Dans le cadre du festival d’art urbain MURO LX 2021, le street art a fleuri autour du Parque das Nações, notamment dans le quartier de Casal dos Machados, étape incontournable du festival. Des artistes nationaux et internationaux ont métamorphosé ce quartier défavorisé…
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Parc des Nations de Lisbonne
C’est après une petite semaine à parcourir Lisbonne que le bus nous dépose à la gare d’Oriente. Le contraste est immédiat. Ici, plus de ruelles escarpées ni d’azulejos fatigués par le temps : tout est ample, lumineux, presque futuriste. La structure de verre et d’acier, dessinée par Santiago Calatrava, évoque une palmeraie métallique baignée de lumière. Un lieu de passage, plus qu’un lieu où l’on s’attarde. Nous venons d’entrer dans le Parque das Nações. Le quartier s’étire au nord-est de la capitale, le long du Tage. Ancienne zone industrielle sans grâce, il a été entièrement réinventé à l’occasion de la grande Exposition universelle de 1998. Depuis, il incarne la Lisbonne…
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Fresque de Nunca
En quittant Marvila en direction du Parc des Nations, Lisbonne nous réservait encore une de ces surprises dont elle a le secret. Au détour d’un rond-point, alors que les immeubles modernes et les axes routiers semblaient annoncer une transition vers une ville plus contemporaine, notre regard a soudain été happé par une immense silhouette surgissant d’une façade : Pedro Álvares Cabral version Nunca artiste brésilien. Impossible de la manquer. Depuis la façade de Casa Vale, cette fresque monumentale domine le quartier avec une présence presque fantomatique. Réalisée par l’artiste brésilien Nunca à l’invitation du collectif Under-Dogs, l’œuvre représente le célèbre navigateur portugais considéré comme le découvreur du Brésil. Mais ici,…
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Marvila, le quartier insolite de Lisbonne dédié à l’art urbain
Pendant que les filles s’éclipsent vers le centre Colombo, je décide de m’offrir ma propre expédition visuelle dans le quartier de Marvila, véritable musée à ciel ouvert. Ancienne zone industrielle coincée entre le centre de Lisbonne et le quartier de l’Oriente, Marvila s’est métamorphosée en l’un des hauts lieux du street-art portugais. Le quartier est un patchwork fascinant : zones industrielles désaffectées, friches, entrepôts reconvertis, immeubles sociaux et petites résidences, chacun portant sa propre identité. Malgré cette diversité, le lieu reste facilement lisible sur la carte, avec le Tage comme fil conducteur et les anciens sites industriels réhabilités en toiles monumentales. Ici, les silhouettes des silos et des hangars servent…
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« Aos Construtores da Cidade » Lisbonne
Lisbonne, détour par Marvila et ses bâtisseurs silencieux Après quelques heures passées à flâner dans le centre culturel la Fábrica Braço de Prata, entre livres empilés comme des remparts, concerts improvisés et conversations qui s’étirent, nous reprenons doucement le fil de la journée. Ici, le temps ne passe pas, il s’installe. Et puis, avant de filer vers la Sociedade Comercial Abel Pereira da Fonseca pour aller humer les parfums d’un autre Lisbonne, plus ancien, plus vineux, nous décidons d’aller jeter un coup d’œil à une sculpture dont on parle peu, mais qui intrigue. Direction la Praça 25 de Abril, dans ce quartier de Marvila en pleine métamorphose. Ancien territoire industriel,…
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Le métro de Lisbonne : un musée sous terre
Voyager en métro à Lisbonne, c’est un peu comme descendre dans une galerie d’art souterraine. Sur les quais comme dans les couloirs, les murs se parent de somptueux panneaux d’azulejos. On en oublierait presque son train. Le réseau compte aujourd’hui 56 stations. Lors de son inauguration en 1959, les onze premières stations furent décorées par l’artiste Maria Keil, pionnière dans l’intégration de l’azulejo à l’architecture moderne. Son approche, sobre et géométrique, a posé les bases d’un dialogue durable entre art et transport urbain. Un nouvel élan artistique À partir de 1988, le Metropolitano de Lisboa décide d’inviter des artistes contemporains de renom à intervenir dans les stations anciennes comme dans…
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La Statue du Christ Roi
Un petit tour de bus et nous voilà sur la colline d’Almada, juste en face de Lisbonne, et le spectacle commence dès qu’on aperçoit la statue. Inspirée du Christ Rédempteur de Rio, la Statue du Christ Roi domine la ville avec une majesté tranquille. L’esplanade du Christ Roi mérite à elle seule le détour. Large et dégagée, elle s’ouvre comme un immense balcon au-dessus du Tage. Ici, pas besoin de billet ni d’ascenseur : il suffit d’avancer de quelques pas pour se retrouver face à un panorama spectaculaire. Le regard glisse d’abord vers le fleuve, où les voiliers tracent de fines lignes blanches sur l’eau, puis vers le pont du…
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Quinta da Arealva Lisbonne
Sous le regard immense du Sanctuaire du Christ Roi, Lisbonne semble tenir dans la paume de la main. La statue veille, le fleuve s’étire tranquillement et, en face, la capitale portugaise déroule ses collines comme un amphithéâtre tourné vers le Tage. Le regard glisse naturellement vers le grand ruban rouge du Pont du 25-Avril, dont la silhouette métallique rappelle un cousin lointain de San Francisco. Mais en quittant la terrasse panoramique et en descendant un peu plus bas sur la rive d’Almada, un autre décor apparaît, bien moins connu des visiteurs. Là se cache la Quinta da Arealva. Autrefois, cette quinta était un domaine agricole prospère tourné vers le fleuve.…
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Les deux ponts de Lisbonne
Lisbonne a cette façon étrange de se déplier comme un accordéon posé sur l’eau. On croit la connaître, puis un virage, une colline, une lumière sur les tuiles, et elle change de visage. Mais ce qui relie vraiment ses deux rives, ce ne sont pas seulement ses quartiers ou ses points de vue : ce sont ses ponts. Au-dessus du Tage, deux géants d’acier et de béton dessinent une sorte de dialogue permanent entre nord et sud, entre ville historique et horizons plus récents. L’un semble suspendu dans un élan rouge presque cinématographique, l’autre file loin vers l’estuaire avec une élégance plus discrète, presque silencieuse. Les traverser, ou simplement les…
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Obey Giant et Hope?
Obey Giant est le nom du projet artistique et politique lancé par Shepard Fairey à la fin des années 1980. À l’origine, il s’agit d’un autocollant représentant le visage du catcheur André the Giant, accompagné du mot : OBEY(« Obéis ») Ce mot n’est pas un ordre réel.C’est au contraire une provocation. Avec Obey Giant, Shepard Fairey détourne les mécanismes de la publicité et de la propagande politique : Exactement comme les marques, les gouvernements ou les régimes autoritaires. Mais au lieu de vendre un produit ou une idéologie, il pose une question : Pourquoi obéissons-nous aussi facilement aux images qui nous entourent ? Le mot OBEY agit comme un…
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Aveiro Portugal
Un petit tour au Portugal, à Aveiro, à la poursuite des œuvres de Bordalo II. Nous arrivons en ville avec l’œil en alerte, persuadés que l’art urbain va nous guider. Mauvais calcul. Très vite, la chasse se transforme en balade, et Aveiro impose son propre tempo. Première surprise : les jolies maisons rayées. Façades graphiques, bandes colorées impeccables, elles oscillent entre élégance balnéaire et fantaisie assumée. Impossible de passer à côté, elles accrochent le regard et donnent immédiatement le ton : ici, la couleur est une seconde nature. Puis vient l’embarcadère principal. Les barques multicolores y sont alignées comme à une exposition permanente. Les moliceiros, avec leurs formes élancées et…
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Shepard Fairey à Lisbonne
Figure incontournable de l’art urbain contemporain, Shepard Fairey, alias *Obey Giant, s’est imposé comme l’un des artistes les plus influents de sa génération en détournant les codes de la propagande politique et publicitaire. Né à Charleston et formé à la Rhode Island School of Design, il se fait connaître dès la fin des années 1980 avec la campagne virale André the Giant Has a Posse, devenue le projet conceptuel Obey. À travers affiches, pochoirs et collages répétés dans l’espace public, Fairey développe un langage visuel puissant, engagé et immédiatement reconnaissable. Son œuvre la plus célèbre, l’affiche *Hope réalisée pour la campagne présidentielle de Barack Obama en 2008, consacre définitivement son…
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Les ferries de Lisbonne
🚤 Une autre façon de traverser le Tage À Lisbonne, on traverse le Tage par les ponts… ou on le glisse, presque en silence, par les ferries. Moins spectaculaires, mais profondément vivants, ils font partie du quotidien des habitants et offrent aux visiteurs une alternative simple, économique et étonnamment agréable pour changer de rive. Le réseau est géré comme un véritable transport public, au même titre que le métro ou le tram. Et pourtant, dès que le bateau quitte le quai, la ville prend une autre allure : plus large, plus lumineuse, presque flottante. 🌉 Cais do Sodré ↔ Cacilhas (Almada) Le plus emblématique – C’est la traversée la plus…
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Talude, le remblai devenu cathédrale du street art à Lisbonne
Incroyable, vibrant, inhabituel et unique en son genre, voilà sans doute l’un des plus grands ensembles de street art en Europe. Et il se trouve où ?À Lisbonne, évidemment. La ville semble parfois avoir remplacé ses panneaux publicitaires par des murs qui respirent. L’artiste portugais Rui Alexandre Ferreira, plus connu sous le pseudonyme RAF, a donné vie à cette œuvre monumentale de 2 600 m² intitulée Talude , ce qui signifie « remblai ». Une fresque gigantesque qui épouse la pente comme une coulée de couleurs et de formes en liberté. Située rua Helena Vaz da Silva, dans le quartier de Lumiar, cette réalisation transforme un immense talus bétonné en…
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Le MAAT et le musée de l’électricité – Misbonne
Après la silhouette de Tour de Belém encore accrochée dans le regard, on longe le Tage comme on tourne une page brillante… et soudain, le futur surgit, posé là, tout en courbes et en reflets : le MAAT – Musée d’Art, d’Architecture et de Technologie. 1) Le MAAT, une vague de lumière Conçu par l’architecte britannique Amanda Levete, le bâtiment du MAAT a ouvert ses portes en 2016, et non en 2012. Une petite correction qui a son importance, comme une date gravée au bon endroit sur une plaque de cuivre. Avec ses 7 000 m², le lieu déploie un espace généreux où l’art contemporain, l’architecture et la réflexion technologique…
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Fresque de Leonor Brilha
En parcourant les ruelles d’Aveiro, impossible de rester insensible à cette magnifique fresque de Leonor Brilha, située dans le Beco dos Peixinhos. À première vue, ses délicats motifs floraux séduisent par leur élégance. Mais en s’attardant quelques instants, on découvre une œuvre profondément symbolique, où l’art contemporain dialogue avec la mémoire des femmes portugaises. L’artiste s’est inspirée des célèbres Lenços dos Namorados, les « foulards d’amour », ainsi que des broderies traditionnelles de Viana do Castelo, Guimarães et Castelo Branco. Chaque fleur, chaque arabesque évoque un savoir-faire transmis de génération en génération, véritable patrimoine vivant du Portugal. Plutôt que de rendre hommage à une poétesse en particulier, Leonor Brilha célèbre…
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De « Fly Away » au « Langage des fleurs »
Dans le quartier d’Estrela, à Lisbonne, les murs ont cette étrange habitude de changer d’histoire sans prévenir. Une fresque disparaît, une autre surgit, et la ville continue d’avancer comme un tramway jaune grinçant dans une montée trop raide. Rua de São Bento – Largo Hintze Ribeiro font partie de ces endroits où le street art ressemble à une conversation permanente entre époques, artistes et habitants. Pendant plusieurs années, le grand mur situé à l’angle de la Rua de São Bento accueillait « Fly Away », une fresque réalisée par Aka Corleone & Hedof. Commandée par KLM pour célébrer les 75 ans de liaison aérienne entre Amsterdam et Lisbonne, l’œuvre jouait…
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Monastère des Hiéronymites Lisbonne
Le monument qui donne envie de dire *« wow » avant même d’avoir vu le cloître. Chef-d’œuvre absolu de l’architecture manuéline (une sorte de gothique portugais dopé aux motifs marins), il fut commandé par le roi Manuel I au début du XVIᵉ siècle pour célébrer les grandes découvertes maritimes portugaises, notamment le retour de Vasco da Gama d’Inde — et pour que les moines priant pour les marins aient un très beau bateau. 👉 À voir absolument : 💡 Comptez 1 h30 à 2 h pour l’essentiel (et plus si vous êtes comme moi devant chaque détail de pierre). Musée adjacent, histoire profonde… ça peut vite devenir une sieste culturelle…
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Vhils l’art de révéler les murs
Paris, Lisbonne, Bangkok : sur les traces d’un artiste qui sculpte les mémoires urbaines Il y a des artistes qu’on croise une fois, puis qu’on n’oublie jamais. Vhils en fait partie. J’ai eu la chance de tomber sur ses œuvres à plusieurs reprises : à Paris, où je me souviens encore du visage gravé dans le mur d’une école rue du Château des Rentiers. À Lisbonne, bien sûr, où son empreinte est omniprésente – dans l’Alfama, à Graça ou au sommet du Panorâmico de Monsanto. Et aussi à Bangkok, lors d’un road trip en 2019, où ses gravures ornent même les murs de l’ambassade du Portugal. Partout où il passe,…




















































































