• Lisbonne

    Parc des Nations de Lisbonne

    C’est après une petite semaine à parcourir Lisbonne que le bus nous dépose à la gare d’Oriente. Le contraste est immédiat. Ici, plus de ruelles escarpées ni d’azulejos fatigués par le temps : tout est ample, lumineux, presque futuriste. La structure de verre et d’acier, dessinée par Santiago Calatrava, évoque une palmeraie métallique baignée de lumière. Un lieu de passage, plus qu’un lieu où l’on s’attarde. Nous venons d’entrer dans le Parque das Nações. Le quartier s’étire au nord-est de la capitale, le long du Tage. Ancienne zone industrielle sans grâce, il a été entièrement réinventé à l’occasion de la grande Exposition universelle de 1998. Depuis, il incarne la Lisbonne…

  • Lisbonne

    Fresque de Nunca

    En quittant Marvila en direction du Parc des Nations, Lisbonne nous réservait encore une de ces surprises dont elle a le secret. Au détour d’un rond-point, alors que les immeubles modernes et les axes routiers semblaient annoncer une transition vers une ville plus contemporaine, notre regard a soudain été happé par une immense silhouette surgissant d’une façade : Pedro Álvares Cabral version Nunca artiste brésilien. Impossible de la manquer. Depuis la façade de Casa Vale, cette fresque monumentale domine le quartier avec une présence presque fantomatique. Réalisée par l’artiste brésilien Nunca à l’invitation du collectif Under-Dogs, l’œuvre représente le célèbre navigateur portugais considéré comme le découvreur du Brésil. Mais ici,…

  • Lisbonne

    Révolution des Œillets Portugal

    Quand le Portugal a retrouvé sa liberté Le 25 avril 1974, quelque chose d’extraordinaire se produit au Portugal. Après près d’un demi-siècle de dictature, le pays bascule en quelques heures vers la liberté. Depuis 1933, le Portugal vit sous l’Estado Novo, le régime autoritaire instauré par António de Oliveira Salazar et poursuivi après sa mort par Marcelo Caetano. Censure, police politique, répression et absence de véritables libertés politiques rythment la vie du pays. À cela s’ajoutent les guerres coloniales menées depuis les années 1960 en Angola, au Mozambique et en Guinée-Bissau, qui épuisent l’armée comme la société portugaise. Dans la nuit du 24 au 25 avril 1974, des militaires du…

  • Lisbonne

    Marvila, le quartier insolite de Lisbonne dédié à l’art urbain

    Pendant que les filles s’éclipsent vers le centre Colombo, je décide de m’offrir ma propre expédition visuelle dans le quartier de Marvila, véritable musée à ciel ouvert. Ancienne zone industrielle coincée entre le centre de Lisbonne et le quartier de l’Oriente, Marvila s’est métamorphosée en l’un des hauts lieux du street-art portugais. Le quartier est un patchwork fascinant : zones industrielles désaffectées, friches, entrepôts reconvertis, immeubles sociaux et petites résidences, chacun portant sa propre identité. Malgré cette diversité, le lieu reste facilement lisible sur la carte, avec le Tage comme fil conducteur et les anciens sites industriels réhabilités en toiles monumentales. Ici, les silhouettes des silos et des hangars servent…

  • Lisbonne

    « Aos Construtores da Cidade » Lisbonne

    « Aos Construtores da Cidade », œuvre de José de Guimarães. Verte et rouge, posée comme une énigme, elle ne cherche pas à séduire immédiatement. Elle s’offre plutôt comme un puzzle ouvert. Officiellement, elle rend hommage aux bâtisseurs de Lisbonne, à celles et ceux qui, pierre après pierre, ont façonné la ville.

  • Lisbonne

    Le métro de Lisbonne : un musée sous terre

    Voyager en métro à Lisbonne, c’est un peu comme descendre dans une galerie d’art souterraine. Sur les quais comme dans les couloirs, les murs se parent de somptueux panneaux d’azulejos. On en oublierait presque son train. Le réseau compte aujourd’hui 56 stations. Lors de son inauguration en 1959, les onze premières stations furent décorées par l’artiste Maria Keil, pionnière dans l’intégration de l’azulejo à l’architecture moderne. Son approche, sobre et géométrique, a posé les bases d’un dialogue durable entre art et transport urbain. Un nouvel élan artistique À partir de 1988, le Metropolitano de Lisboa décide d’inviter des artistes contemporains de renom à intervenir dans les stations anciennes comme dans…

  • Lisbonne

    La Statue du Christ Roi

    Un petit tour de bus et nous voilà sur la colline d’Almada, juste en face de Lisbonne, et le spectacle commence dès qu’on aperçoit la statue. Inspirée du Christ Rédempteur de Rio, la Statue du Christ Roi domine la ville avec une majesté tranquille. L’esplanade du Christ Roi mérite à elle seule le détour. Large et dégagée, elle s’ouvre comme un immense balcon au-dessus du Tage. Ici, pas besoin de billet ni d’ascenseur : il suffit d’avancer de quelques pas pour se retrouver face à un panorama spectaculaire. Le regard glisse d’abord vers le fleuve, où les voiliers tracent de fines lignes blanches sur l’eau, puis vers le pont du…

  • Lisbonne

    Quinta da Arealva Lisbonne

    Sous le regard immense du Sanctuaire du Christ Roi, Lisbonne semble tenir dans la paume de la main. La statue veille, le fleuve s’étire tranquillement et, en face, la capitale portugaise déroule ses collines comme un amphithéâtre tourné vers le Tage. Le regard glisse naturellement vers le grand ruban rouge du Pont du 25-Avril, dont la silhouette métallique rappelle un cousin lointain de San Francisco. Mais en quittant la terrasse panoramique et en descendant un peu plus bas sur la rive d’Almada, un autre décor apparaît, bien moins connu des visiteurs. Là se cache la Quinta da Arealva. Autrefois, cette quinta était un domaine agricole prospère tourné vers le fleuve.…

  • Lisbonne

    Les deux ponts de Lisbonne

    Lisbonne a cette façon étrange de se déplier comme un accordéon posé sur l’eau. On croit la connaître, puis un virage, une colline, une lumière sur les tuiles, et elle change de visage. Mais ce qui relie vraiment ses deux rives, ce ne sont pas seulement ses quartiers ou ses points de vue : ce sont ses ponts. Au-dessus du Tage, deux géants d’acier et de béton dessinent une sorte de dialogue permanent entre nord et sud, entre ville historique et horizons plus récents. L’un semble suspendu dans un élan rouge presque cinématographique, l’autre file loin vers l’estuaire avec une élégance plus discrète, presque silencieuse. Les traverser, ou simplement les…

  • Artistes

    Obey Giant et Hope?

    Obey Giant est le nom du projet artistique et politique lancé par Shepard Fairey à la fin des années 1980. À l’origine, il s’agit d’un autocollant représentant le visage du catcheur André the Giant, accompagné du mot : OBEY(« Obéis ») Ce mot n’est pas un ordre réel.C’est au contraire une provocation. Avec Obey Giant, Shepard Fairey détourne les mécanismes de la publicité et de la propagande politique : Exactement comme les marques, les gouvernements ou les régimes autoritaires. Mais au lieu de vendre un produit ou une idéologie, il pose une question : Pourquoi obéissons-nous aussi facilement aux images qui nous entourent ? Le mot OBEY agit comme un…

  • Villes du Portugal

    Aveiro Portugal

    Un petit tour au Portugal, à Aveiro, à la poursuite des œuvres de Bordalo II. Nous arrivons en ville avec l’œil en alerte, persuadés que l’art urbain va nous guider. Mauvais calcul. Très vite, la chasse se transforme en balade, et Aveiro impose son propre tempo. Première surprise : les jolies maisons rayées. Façades graphiques, bandes colorées impeccables, elles oscillent entre élégance balnéaire et fantaisie assumée. Impossible de passer à côté, elles accrochent le regard et donnent immédiatement le ton : ici, la couleur est une seconde nature. Puis vient l’embarcadère principal. Les barques multicolores y sont alignées comme à une exposition permanente. Les moliceiros, avec leurs formes élancées et…

  • Lisbonne

    Les ferries de Lisbonne

    🚤 Une autre façon de traverser le Tage À Lisbonne, on traverse le Tage par les ponts… ou on le glisse, presque en silence, par les ferries. Moins spectaculaires, mais profondément vivants, ils font partie du quotidien des habitants et offrent aux visiteurs une alternative simple, économique et étonnamment agréable pour changer de rive. Le réseau est géré comme un véritable transport public, au même titre que le métro ou le tram. Et pourtant, dès que le bateau quitte le quai, la ville prend une autre allure : plus large, plus lumineuse, presque flottante. 🌉 Cais do Sodré ↔ Cacilhas (Almada) Le plus emblématique – C’est la traversée la plus…

  • Lisbonne

    Talude, le remblai devenu cathédrale du street art à Lisbonne

    Incroyable, vibrant, inhabituel et unique en son genre, voilà sans doute l’un des plus grands ensembles de street art en Europe. Et il se trouve où ?À Lisbonne, évidemment. La ville semble parfois avoir remplacé ses panneaux publicitaires par des murs qui respirent. L’artiste portugais Rui Alexandre Ferreira, plus connu sous le pseudonyme RAF, a donné vie à cette œuvre monumentale de 2 600 m² intitulée Talude , ce qui signifie « remblai ». Une fresque gigantesque qui épouse la pente comme une coulée de couleurs et de formes en liberté. Située rua Helena Vaz da Silva, dans le quartier de Lumiar, cette réalisation transforme un immense talus bétonné en…

  • Lisbonne

    Le MAAT et le musée de l’électricité – Misbonne

    Après la silhouette de Tour de Belém encore accrochée dans le regard, on longe le Tage comme on tourne une page brillante… et soudain, le futur surgit, posé là, tout en courbes et en reflets : le MAAT – Musée d’Art, d’Architecture et de Technologie. 1) Le MAAT, une vague de lumière Conçu par l’architecte britannique Amanda Levete, le bâtiment du MAAT a ouvert ses portes en 2016, et non en 2012. Une petite correction qui a son importance, comme une date gravée au bon endroit sur une plaque de cuivre. Avec ses 7 000 m², le lieu déploie un espace généreux où l’art contemporain, l’architecture et la réflexion technologique…

  • Artistes,  Lisbonne

    Fresque de Leonor Brilha

    En parcourant les ruelles d’Aveiro, impossible de rester insensible à cette magnifique fresque de Leonor Brilha, située dans le Beco dos Peixinhos. À première vue, ses délicats motifs floraux séduisent par leur élégance. Mais en s’attardant quelques instants, on découvre une œuvre profondément symbolique, où l’art contemporain dialogue avec la mémoire des femmes portugaises. L’artiste s’est inspirée des célèbres Lenços dos Namorados, les « foulards d’amour », ainsi que des broderies traditionnelles de Viana do Castelo, Guimarães et Castelo Branco. Chaque fleur, chaque arabesque évoque un savoir-faire transmis de génération en génération, véritable patrimoine vivant du Portugal. Plutôt que de rendre hommage à une poétesse en particulier, Leonor Brilha célèbre…

  • Lisbonne

    De « Fly Away » au « Langage des fleurs »

    Dans le quartier d’Estrela, à Lisbonne, les murs ont cette étrange habitude de changer d’histoire sans prévenir. Une fresque disparaît, une autre surgit, et la ville continue d’avancer comme un tramway jaune grinçant dans une montée trop raide. Rua de São Bento – Largo Hintze Ribeiro font partie de ces endroits où le street art ressemble à une conversation permanente entre époques, artistes et habitants. Pendant plusieurs années, le grand mur situé à l’angle de la Rua de São Bento accueillait « Fly Away », une fresque réalisée par Aka Corleone & Hedof. Commandée par KLM pour célébrer les 75 ans de liaison aérienne entre Amsterdam et Lisbonne, l’œuvre jouait…

  • Lisbonne

    Monastère des Hiéronymites Lisbonne

    Le monument qui donne envie de dire *« wow » avant même d’avoir vu le cloître. Chef-d’œuvre absolu de l’architecture manuéline (une sorte de gothique portugais dopé aux motifs marins), il fut commandé par le roi Manuel I au début du XVIᵉ siècle pour célébrer les grandes découvertes maritimes portugaises, notamment le retour de Vasco da Gama d’Inde — et pour que les moines priant pour les marins aient un très beau bateau. 👉 À voir absolument : 💡 Comptez 1 h30 à 2 h pour l’essentiel (et plus si vous êtes comme moi devant chaque détail de pierre). Musée adjacent, histoire profonde… ça peut vite devenir une sieste culturelle…

  • Artistes,  Lisbonne,  Street Art

    Vhils l’art de révéler les murs

    Paris, Lisbonne, Bangkok : sur les traces d’un artiste qui sculpte les mémoires urbaines Il y a des artistes qu’on croise une fois, puis qu’on n’oublie jamais. Vhils en fait partie. J’ai eu la chance de tomber sur ses œuvres à plusieurs reprises : à Paris, où je me souviens encore du visage gravé dans le mur d’une école rue du Château des Rentiers. À Lisbonne, bien sûr, où son empreinte est omniprésente – dans l’Alfama, à Graça ou au sommet du Panorâmico de Monsanto. Et aussi à Bangkok, lors d’un road trip en 2019, où ses gravures ornent même les murs de l’ambassade du Portugal. Partout où il passe,…

  • Lisbonne

    La publicité selon SEBS- Lisbonne

    Après avoir exploré les fresques du Bairro 2 de Maio, ce quartier où les murs semblent discuter entre eux à coups de couleurs et de revendications, nous décidons de prolonger la balade. Pas question de ranger l’appareil photo trop vite. Autour, les rues continuent de murmurer… mais sur un ton légèrement différent. Ici, le street art se fait plus discret, presque insidieux. Moins spectaculaire au premier regard, mais redoutablement efficace. En flânant dans les rues d’Ajuda, un motif revient, comme une rengaine visuelle. Un logo familier… mais qui déraille. Derrière ces images se cache Mauro Carmelino, alias SEBS. Un artiste qui ne cherche pas tant à séduire qu’à réveiller. Sa…

  • Lisbonne

    Tabacaria Mónaco Lisbonne

    La petite capsule du temps au cœur du Rossio Lors de notre escapade lisboète, en flânant du côté de la Praça Dom Pedro IV, plus connue sous le nom de Rossio, nous avons fait une pause pas comme les autres : un arrêt à la Tabacaria Mónaco. Du dehors, c’est une boutique discrète, un couloir étroit presque oublié parmi les terrasses et les cafés. Mais une fois la porte franchie, on entre — pour quelques secondes — dans une capsule du XIXᵉ siècle qui semble figée dans le temps. 🕰️ Une histoire vieille de presque 150 ans La Tabacaria Mónaco ouvre ses portes en 1875 au n°21 de la Praça…

  • Lisbonne

    Poséidon veille désormais sur le Tage Lisbonne

    La métamorphose de la façade de Santa ApolóniaFini les tags et les graffitis.Le grand mur orange rempli de couches de graffiti successives, presque organiques, a été remplacé par une gigantesque figure mythologique structurée, théâtrale, tournée vers le Tage.Au numéro 65 de la Calçada de Santa Apolónia, à quelques mètres des rails, des ferries et des anciennes grues portuaires, Lisbonne possède désormais son propre dieu marin. Une apparition monumentale signée PichiAvo, duo espagnol devenu incontournable dans le monde du street art contemporain. Avant Poséidon, le mur de Santa Apolónia vivait déjà.Couvert de signatures, de couleurs et de passages successifs, il ressemblait à un vieux carnet de bord du quartier portuaire. Une…

  • Lisbonne

    De Belém à Alto da Ajuda : une traversée impériale et artistique à Lisbonne

    Lisbonne a ce talent rare : celui de faire dialoguer les siècles en quelques kilomètres de marche. Il suffit parfois de suivre le fil du Tage, puis de grimper doucement vers les collines, pour passer des caravelles aux fresques géantes, des palais aux murs peints. C’est exactement ce que nous avons fait ce jour-là, en partant de Belém pour rejoindre les hauteurs d’Ajuda, là où le street-art a élu domicile. La Tour de Belém, première image du voyage Impossible de commencer ailleurs que devant la Tour de Belém. Dressée au bord du Tage depuis le XVIᵉ siècle, elle fut à la fois forteresse défensive et symbole de puissance maritime. Dernière…

  • Lisbonne

    La Tour de Belém, Lisbonne

    Holà… cap à l’ouest, là où le Tage prend son élan vers l’Atlantique et où se dresse, fière comme un gardien de phare un peu coquet, la Tour de Belém. Son nom évoque peut-être un biscuit apéritif — croustillant, salé, à tremper dans la mer ? — mais ici, rien de grignotable. On parle d’un bastion du XVIᵉ siècle, planté à l’embouchure du Tage pour défendre Lisbonne et contrôler les allées et venues des navires chargés d’épices, d’or et d’aventures. Construite entre 1515 et 1519 par l’architecte Francisco de Arruda, la tour est un chef-d’œuvre du style manuélin, ce gothique tardif portugais délicieusement ornementé, où cordages sculptés, sphères armillaires et…

  • Lisbonne

    Le cube naval de Lisbonne

    Entre les docks du Cais do Sodré, les anciens entrepôts du port et les reflets du Tage, le Clube Naval de Lisboa a longtemps porté sur ses murs l’une des fresques les plus spectaculaires de Lisbonne. Un gigantesque tourbillon orange signé Bicicleta Sem Freio, réalisé en 2014 dans le cadre du projet Underdogs lancé par Vhils. Le collectif brésilien avait transformé les longs murs du Clube Naval en une déferlante psychédélique. Des visages féminins surgissaient des vagues de couleurs, les cheveux semblaient emportés par le vent du Tage, et l’ensemble vibrait comme une affiche rock géante échouée sur les quais de Lisbonne.À l’époque, cette fresque était presque un phare urbain.…

  • Lisbonne

    LX Factory

    Vous pouvez aimer place du commerce Lisbonne L’Alfama de Lisbonne Rua Augusta – Lisbonne Le Panorâmico de Monsanto Le Palácio da Comenda City Break à Lisbonne La Tour de Belém, Lisbonne La publicité selon SEBS- Lisbonne Vhils l’art de révéler les murs Monastère des Hiéronymites Lisbonne Le MAAT et le musée de l’électricité – Misbonne Les ferries de Lisbonne Les deux ponts de Lisbonne Quinta da Arealva Lisbonne La Statue du Christ Roi Le métro de Lisbonne : un musée sous terre « Aos Construtores da Cidade » Lisbonne Marvila, le quartier insolite de Lisbonne dédié à l’art urbain Parc des Nations de Lisbonne Visite du fameux Bairro Casal dos…

  • Artistes,  Lisbonne

    AKA Corleone, le kaléidoscope de Lisbonne

    Avant même de connaître son nom, beaucoup croisent une œuvre d’AKA Corleone au détour d’une rue de Lisbonne. Une explosion de couleurs, des personnages hybrides, des lettres qui semblent danser sur les murs comme des enseignes électriques en pleine insomnie. Son univers est immédiatement identifiable. Impossible de le confondre avec un autre. Né à Lisbonne en 1985, d’origine portugaise et suisse, AKA Corleone, de son vrai nom Pedro Campiche, appartient à cette génération d’artistes qui ont transformé la capitale portugaise en immense galerie à ciel ouvert. D’abord issu du graffiti, qu’il découvre adolescent au début des années 2000, il évolue rapidement vers une pratique plus large mêlant illustration, design graphique,…

  • Amadora,  Lisbonne

    Immersion à Cova da Moura

    Après les grandes fresques de la Rotunda Est-Militar, nous poursuivons notre route vers Cova da Moura. Quelques minutes de trajet suffisent pour changer complètement d’atmosphère. Nous entrons dans un quartier dont nous avions beaucoup entendu parler, mais que nous avions envie de découvrir autrement que par les clichés qui lui collent à la peau. À la découverte d’un quartier hors des sentiers battus À quelques kilomètres seulement du centre de Lisbonne se cache un quartier qui ne laisse personne indifférent. Son nom, Cova da Moura, évoque souvent les faits divers et une réputation de quartier difficile. Pourtant, derrière cette image se révèle un lieu profondément vivant, riche d’une identité culturelle…

  • Espagne,  Séville,  Urbex Espagne

    Exposition Universelle de Seville 1992

    Exposition 1992 Séville. Elle avait pour thème « L’Ère des Découvertes » et célébrait les 500 ans de la découverte de l’Amérique. En 1992, Séville a accueilli l’exposition universelle, nous avons décidé 30 ans plus tard de la visiter.À l’issue de l’Exposition universelle de 1992, un grand nombre de pavillons ont été démolis, (construction éphémère) le reste est occupé par des entreprises et des universités.Quelques bâtiments sont abandonnés et en état avancéLes avenues (Avenida de Europa, Avenida del Agua ou Avenida de los Arces) ont été préservées.L’avenue des Palmiers (Avenida de las Palmeras de l’Expo’92) est abandonnée mais pourtant les fontaines fonctionnent toujours.Au milieu de cette avenue se trouve la mythique Sphère bioclimatique, l’un…

  • Salamanque

    Santa Marta de Tormes Espagne

    Santa Marta, ça vous parle ? Un village à quelques minutes de Salamanque.Village ou petite ville… difficile de trancher. Rien d’une destination tape-à-l’œil, c’est certain. Et pourtant. La commune de Santa Marta de Tormes s’est offert une métamorphose plutôt inattendue : ses murs sont devenus une galerie d’art à ciel ouvert. Ici, pas de guichets ni de portes d’entrée. Les façades d’immeubles, les murs d’écoles ou de centres sportifs servent de cimaises improvisées. On se promène simplement dans les rues, et les fresques apparaissent au coin d’un bâtiment, sur un pignon ou le long d’un mur anonyme. La couleur circule librement, comme si la ville avait décidé d’exposer ses rêves…