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La face cachée du pont des Marchands
Il existe à Narbonne des endroits que les touristes traversent sans même soupçonner ce qu’ils cachent. La face arrière du pont des Marchands, côté canal de la Robine, en fait partie. En contrebas de l’Office de Tourisme, derrière les grandes enseignes de l’avenue Jean-Jaurès, se trouve un petit espace qui fut longtemps, à mes yeux, un véritable havre de tranquillité. J’y ai passé autrefois de bonnes journées, installé là avec le temps de regarder, de penser, de refaire le monde parfois. C’est aussi sous les yeux du Général de Gaulle caricaturé, apposé sur la façade par l’artiste Mister P, que l’on peut aujourd’hui s’arrêter un instant. C’était aussi un endroit…
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Le hasard et la curiosité font bien des choses…
Savez-vous que, dans un recoin du boulevard Gambetta à Narbonne, on peut découvrir une œuvre qui n’est pas tout à fait celle que l’on croit ? Derrière une vitrine, sur une vitre givrée, se cache en effet une reproduction de l’un des pochoirs les plus célèbres de Banksy : « Love Is in the Air », plus communément appelé « Le Lanceur de fleurs ». Une découverte faite un peu par hasard, au détour d’une promenade, comme quoi la curiosité a parfois de bonnes fréquentations… J’adore les fresques de Banksy. Alors, forcément, voir ses œuvres reproduites un peu partout me laisse une impression partagée. D’un côté, il y a quelque…
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Les ponts et les passerelles de Narbonne
Des liens entre les hommes, mais parfois des oubliés Je viens d’apprendre que la SNCF ne réparera pas la passerelle qui enjambe la voie ferrée et relie le quartier Anatole-France au centre-ville. À première vue, ce n’est qu’une passerelle métallique. Quelques mètres d’acier au-dessus des rails. Mais pour ceux qui l’empruntaient chaque jour, elle était bien plus que cela. Elle était un véritable lien de vie. Un lien pour les parents qui accompagnent leurs enfants à l’école, pour les personnes âgées qui choisissent de marcher afin de conserver leur autonomie, pour les habitants qui rejoignent le centre-ville ou les transports en commun. Cette passerelle constituait un passage essentiel dans le…
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En 2026, la Révolution côtoie la monarchie…
En 2026, la Révolution côtoie la monarchie… et, à Narbonne, tout ce petit monde semble plutôt bien s’entendre. Au cœur de la ville, le jardin Thérèse-et-Léon-Blum, anciennement jardin de la Révolution, offre aujourd’hui un curieux raccourci de notre histoire. Une fresque y rend hommage à quatre femmes ayant exercé une influence ou joué un rôle exceptionnel à des époques où le pouvoir était largement masculin : Galla Placidia, impératrice romaine ; Ermengarde, vicomtesse de Narbonne ; Françoise de Cezelli, gouverneure de Leucate ; et Thérèse Blum, engagée dans la vie politique et sociale du XXᵉ siècle. Sur le principe, difficile de critiquer l’intention. Mettre en lumière des femmes qui ont…
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Le jour où Narbonne a détruit son « Hymne au soleil »
Le 10 juillet 2026 restera une date que les amoureux du patrimoine narbonnais n’oublieront pas. Ce jour-là, L’Hymne au soleil, œuvre monumentale de Jean Camberoque, a disparu sous les engins de démolition. En quelques heures, près de soixante années d’histoire artistique se sont effacées, laissant derrière elles un vide bien plus grand qu’un simple mur. Pour beaucoup, ce n’était qu’une façade en béton. Pour d’autres, c’était une œuvre majeure de l’un des plus grands artistes que l’Aude ait connus. Une œuvre née avec la lumière Réalisée dans les années 1960 pour les bâtiments d’EDF, rue Guiraud-Riquier à Narbonne, L’Hymne au soleil n’était pas une décoration. Jean Camberoque avait imaginé une…
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Le Passage de l’Ancien Courrier et plus
Un des secrets le mieux gardé du centre historique de Narbonne Il existe encore, au cœur du centre historique de Narbonne, des lieux que l’on peut traverser sans vraiment les voir. Des endroits discrets, presque effacés derrière une simple entrée, qui attendent que l’on pousse la porte pour révéler leur âme. Le Passage de l’Ancien Courrier est de ceux-là. Situé dans une rue chargée d’histoire, ce passage confidentiel semble suspendu entre deux époques. Son nom évoque les temps anciens où les courriers parcouraient les routes, transportant nouvelles et messages bien avant l’ère moderne des communications. La tradition locale présente ce lieu comme un ancien relais de poste du XIXᵉ siècle.…
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Le pont des marchands Narbonne
Comme souvent, ce matin, j’ai emprunté la rue du Pont des Marchands. Un lieu que l’on traverse parfois rapidement, mais qui concentre pourtant une partie importante de la mémoire de Narbonne. Ce matin-là, plusieurs images ont retenu mon attention : la nouvelle fresque anamorphique représentant une barque semblant naviguer sur la Robine, les panneaux décorés annonçant « En travaux » sur certains immeubles, mais aussi ce coup de gueule qui ne laisse personne indifférent. Les panneaux décorés annonçant « En travaux » sur certains immeubles, mais aussi un coup de gueule qui ne laisse personne indifférent. Une devanture est entièrement masquée par des dessins. Au centre, une grande croix noire…
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Les fresques qui transforment Narbonne
À Narbonne, l’art ne se cache pas seulement derrière les portes des musées ou dans les pierres millénaires de la cité. Il s’invite aussi dans les rues, sur les murs, les pignons d’immeubles, les transformateurs électriques et même le long des pistes cyclables. Il suffit parfois de lever les yeux… ou de ralentir le pas. Longtemps associé aux simples graffitis, le street art est aujourd’hui devenu une véritable forme d’expression artistique. Couleurs éclatantes, personnages géants, messages engagés ou œuvres poétiques transforment le paysage urbain et donnent une nouvelle identité à certains quartiers. À Narbonne, cette présence artistique s’est développée au fil des années. Des fresques monumentales côtoient des créations plus…
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Quand les murs de Narbonne racontent l’histoire des femmes
la fresque du square Thérèse-et-Léon-Blum Narbonne change de visage. Depuis quelques années, ses murs deviennent peu à peu des pages d’un grand livre ouvert sur la ville. Après les fresques qui racontent ses paysages, ses traditions ou ses symboles, une nouvelle œuvre vient enrichir ce parcours artistique : au square Thérèse-et-Léon-Blum, un mur autrefois discret accueille désormais quatre femmes qui ont marqué l’histoire narbonnaise. Réalisée par l’artiste Ratur, cette fresque monumentale est née d’une volonté citoyenne portée par les habitants du quartier d’Egassiairal. Le projet, soutenu par la Ville de Narbonne et le Grand Narbonne, transforme un espace auparavant minéral et austère en un lieu de mémoire, de couleurs et…
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Rue de la Monnaie : quand un mur raconte une nouvelle histoire du Bourg
« C’est une étape dans la reconquête des quartiers. » Il suffit parfois d’un mur pour changer la perception d’une rue. À Narbonne, dans le quartier du Bourg, le numéro 7 de la rue de la Monnaie vient justement de se transformer en une étonnante façade… qui n’existe pas. Ou plutôt, qui existe uniquement grâce à la peinture. Depuis juin 2026, une grande fresque en trompe-l’œil donne l’illusion d’une véritable maison ancienne. Le mur aveugle s’anime ainsi d’une architecture inspirée du XIXᵉ siècle, dans un décor qui évoque une époque où les façades, les enseignes et les commerces participaient pleinement à l’identité des rues. Une manière assez élégante de faire…
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Les trois géants de la Robine
Ils étaient trois. Trois pins parasols dressés au bord du canal de la Robine, à hauteur des Floralis, visibles de loin depuis la route de Gruissan. Pendant des décennies, ils ont accompagné le paysage narbonnais, devenant un repère familier pour les promeneurs, les pêcheurs et les automobilistes. Leur silhouette caractéristique dominait les berges du canal. Dans ce paysage ouvert tourné vers les étangs, ils semblaient monter la garde, tels trois sentinelles veillant sur la Robine. Dans les années 1970, selon les souvenirs de nombreux habitants, les arbres servaient régulièrement de refuge aux cigognes lors de leurs passages saisonniers. Les grands oiseaux blancs ajoutaient alors une touche de majesté à un…
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La plus grande œuvre en trompe-l’œil des PO.
Street Art : L’illusion monumentale de Vile à Perpignan Si vous passez par la Route d’Espagne à Perpignan, ouvrez grand les yeux. C’est ici, sur l’une des façades du centre commercial Aushopping Porte d’Espagne, que se cache l’une des œuvres d’art urbain les plus spectaculaires de la région : la plus grande fresque en trompe-l’œil des Pyrénées-Orientales (66), signée par le maître de l’illusion portugais, Vile. Qui est Vile, le magicien du spray ? De son vrai nom Rodrigo Miguel Sepúlveda Nunes, Vile est une figure incontournable du street art international. Originaire de la région de Lisbonne, cet artiste s’est imposé dans le monde entier grâce à une spécialité technique…
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Qui est l’artiste
Souvent je m’interroge, qui est l’artiste ? Les cubes sont là.Simples. Solides. Évidents.Quelqu’un les a imaginés.Quelqu’un les a fabriqués.Le peintre a vu la forme avant qu’elle existe.D’autres mains lui ont donné du poids, une présence, une réalité.Alors qui est l’artiste ?Le penseur ?Ou cet artisan discret, relégué hors du cadre, mais présent dans chaque détail ?Sans l’idée, rien ne naît.Sans la main, rien ne tient. La signature, elle, tranche.Un seul nom. Une seule histoire. Mais devant les cubes, le doute reste.Peut-être que l’artiste n’est ni l’un ni l’autre…Ou peut-être qu’ils le sont tous les deux. Vous pouvez aimer Le Canal du Midi de Carcassonne à Sète Cinéma disparu de Narbonne…
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L’incursion de la propagande complotiste globale sur les terrasses de Narbonne
Décryptage approfondi Une action de militantisme clandestin et de basse intensité s’invite de manière très concrète sur les tables des cafés de Narbonne. Sous l’apparence faussement anodine d’un sous-de-verre en papier artisanal, le document visuel nommé « Fuck Agenda 2030 » constitue en réalité un support de propagande politique et complotiste particulièrement élaboré. Ce tract combine des techniques de guérilla marketing de proximité avec une rhétorique issue de la complosphère internationale, afin de pirater l’espace public et les moments de convivialité locale.Voici une analyse transversale et approfondie des mécaniques idéologiques, sémiotiques et stratégiques à l’œuvre derrière ce morceau de papier. 1. L’exploitation du dégoût et la panique morale alimentaire Le slogan principal,…
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Exposition Mr. Brainwash à Narbonne
Ce matin, ma Réglisse me suggère d’aller faire un tour à la Chapelle des Pénitents-Bleus, où se déroule une exposition de street art. En chemin, elle me dit que l’exposition est consacrée à Mr. Brainwash. Je connais son travail. Je sais ce que je vais trouver, ou du moins je crois le savoir. Et là, je lui dis : « Mince… j’aime, mais j’aime pas ! » Voilà, tout est dit… ou presque. Parce que Mr. Brainwash, j’aime bien. Ses œuvres sont colorées, spectaculaires, accessibles, souvent drôles. Elles accrochent immédiatement le regard. Mais en même temps, quelque chose me dérange. J’ai toujours cette impression étrange de regarder un immense jeu…
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Une fresque, un hommage à Pierre Sansot… et une découverte tardive
Qui se souvient de Pierre Sansot (1928-2005) ?Moi.Pas seulement parce que son nom apparaît aujourd’hui sur une fresque à Narbonne, mais parce que j’ai eu l’occasion de le croiser dans l’un des plus anciens chalets en bois sur pilotis de Gruissan, un chalet qui, à cette époque, tombait presque en ruine. Il avait quelque chose qui attirait le regard. Une silhouette singulière, une longue queue de cheval, une allure un peu gitane, et surtout cette présence tranquille des gens qui semblent vivre légèrement à côté des conventions, je savais qu’il était philosophe, écrivain, intellectuel, mais il ne ressemblait pas vraiment à l’image que l’on pouvait se faire d’un universitaire. Ce…
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une Oeuvre Narbonnaise disparu
« Ce soir, j’ai appris que la fresque de la sirène, avenue du Dr-Paul-Pompidor à Narbonne, avait été recouverte. » C’est aussi cela, l’art du street art : un art éphémère, inscrit dans le temps des murs, soumis aux ravalements, aux décisions administratives, à l’usure ou à l’oubli. Une œuvre qui ne prétend pas à l’éternité, mais qui accepte — parfois malgré elle — de disparaître. Elle vit tant qu’elle est regardée, puis s’efface, laissant derrière elle des images, des souvenirs, et cette étrange sensation qu’un morceau de paysage intérieur a changé. « Une fresque signée Zeklo, peinte il y a sept ou huit ans. Une sirène, figure calme et…
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Street Art Rue Niquet Narbonne
Rue Niquet, à Narbonne : un arrêt sur image Ce qui suit n’est que mon interprétation. Le street art ne fournit jamais de mode d’emploi : il pose des signes, des fragments, et laisse au passant le soin de les relier. Rue Niquet, à Narbonne, un collage m’a pourtant retenu plus longtemps que d’ordinaire. Un visage, signé Mister P, un artiste basé à Lille qui installe ses portraits stylisés — souvent de figures historiques comme le Général de Gaulle — dans toutes les villes qu’il traverse, pourrait sembler anodin. Et pourtant, quelque chose dans la pose, dans le regard, dans la tension du visage, m’a frappé. Sur la joue, deux mots…
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Piste cyclable de Narbonne
Entre œuvre d’art et sujet de discorde La piste cyclable qui contourne le square Thérèse et Léon Blum ne laisse pas indifférent. Entre ceux qui applaudissent et ceux qui dénoncent la suppression de places de stationnement dans une ville où, selon eux, peu de personnes utilisent réellement le vélo, le débat est bien réel. Je dois avouer être partagé. Mon âme d’artiste me souffle un grand oui. J’adore ces fresques. Je les trouve magnifiques. Elles apportent de la couleur, de la vie et transforment un simple ruban d’enrobé en une œuvre à ciel ouvert. Mais mon âme de citoyen se pose davantage de questions. Cet aménagement répond-il réellement aux besoins…
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l’art du chemin de Compostelle s’invite
Quand, de passage à Souvigny, l’art du chemin de Compostelle s’invite Le 03.Oui, le 03…Un chiffre, un département, presque une date tant il revient souvent dans cette histoire.Et Souvigny, donc. Certains vous diront que c’est le centre de la France.Moi, je dis la même chose de mon village : le centre du monde.Question de point de vue, sans doute. Ou d’attachement. Alors va-t’en savoir pourquoi, ce jour-là, je me retrouve à Souvigny.À l’origine, rien de mystique ni de patrimonial : j’avais rendez-vous avec Lucie, rencontrée en Corse en mai 2016, à Porto-Vecchio. C’est là qu’elle m’avait parlé pour la première fois d’un projet un peu fou à Lurcy-Lévis, dans le…
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Sur la route de Jean Camberoque
Tout a commencé lorsque je passais régulièrement devant une fresque de la rue Guiraud‑Riquier, à proximité de l’ancienne usine électrique de Narbonne, sur le chemin de mon appartement. Cette fresque représente les forces de la nature produisant de l’énergie : le soleil et le vent, sculptés dans le béton. Son relief et son expression me rappelaient immédiatement les fresques de Vhils, ces œuvres urbaines où la matière brute est travaillée pour révéler un visage ou un paysage. Intrigué, j’ai commencé à m’intéresser à l’artiste derrière ce travail et j’ai découvert… Jean Camberoque. Cette découverte m’a entraîné sur une véritable route de l’art public, à travers l’Aude et les Pyrénées-Orientales, où les…
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Façade du Conservatoire, quai Dillon
Quand un mur raconte deux histoires Sur la façade du Conservatoire, quai Dillon à Narbonne, le mur n’a jamais été neutre.Il a parlé. Il parle encore. Simplement, il ne dit plus la même chose. Pendant des années, ce mur portait un poème de Pierre Reverdy, enfant de Narbonne, figure majeure de la poésie du XXᵉ siècle.Les murs de la ville n’était pas une décoration : c’était une présence. Des mots sobres, puissants, inscrits dans la pierre même de la ville. Un poème lisible, frontal, offert aux passants comme une respiration au bord du canal de la Robine. Reverdy parlait de la ville, des murs, de la pierre immobile.Le support faisait…
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Le Somail, un coin de paradis au fil de l’eau
À une vingtaine de kilomètres de Narbonne, il existe un endroit où j’aime revenir sans jamais avoir l’impression de faire la même visite. Le Somail fait partie de ces lieux qui ont le don de ralentir le temps. On y vient parfois pour déjeuner, parfois pour boire un café, parfois simplement pour marcher quelques minutes le long du Canal du Midi… et finalement, on y reste bien plus longtemps que prévu. Difficile d’imaginer qu’il y a plus de trois siècles, ce paisible hameau était déjà une escale incontournable pour les voyageurs qui empruntaient le Canal du Midi. Conçu au XVIIe siècle lors de la construction de l’ouvrage de Pierre-Paul Riquet,…
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La Corse du Sud
Corse-du-Sud, mon ancrage depuis 1999 Un amour durable entre mer, montagne et mémoire familiale Depuis 1999, la Corse-du-Sud est bien plus pour moi qu’une destination de vacances. C’est un retour régulier, presque rituel, vers une terre qui m’a peu à peu adopté. Une région que j’ai vue changer, sans jamais vraiment trahir ce qu’elle est profondément. Une île de beauté, certes, mais surtout de caractère. Et de cœur. Tout a commencé quand ma sœur a décidé de poser ses valises ici. Depuis, moi aussi, j’y reviens presque chaque année. Et chaque séjour est différent. La lumière, les vents, les saisons, les découvertes changent. Mais une chose demeure : cette impression…
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Photos de Gruissan
L’étang du Grazel à Gruissan, c’est un petit coin de paradis, entre terre et mer, où le temps semble ralentir. Ce lagon côtier, bordé par le canal du Grazel, offre des paysages changeants au fil des heures et des saisons. Mais c’est au coucher du soleil qu’il dévoile toute sa magie : les teintes chaudes se reflètent sur l’eau calme, les barques de pêcheurs se découpent à contre-jour, et au loin, les Pyrénées enneigées offrent un contraste saisissant. Le canal du Grazel, étroit ruban d’eau qui relie l’étang à la Méditerranée, serpente entre les roseaux et les pontons. C’est un endroit paisible, souvent animé par quelques oiseaux et les reflets…
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Fresques du « Livensa Living » Bairro do Rego
Au cœur du quartier populaire du Rego, Livensa Living incarne le nouveau visage étudiant de Lisbonne. Cette immense résidence privée accueille étudiants portugais et internationaux dans des studios modernes entièrement équipés, avec espaces de coworking, salle de sport, cinéma et même une piscine sur le toit. Située à deux pas de l’Université de Lisbonne et de l’ISCTE, elle symbolise la transformation d’un ancien quartier discret en un pôle universitaire cosmopolite où se croisent aujourd’hui cafés de quartier et vie étudiante mondialisée. Fresque sur une des façades du Livensa Living 💦 Cette œuvre, réalisée par l’artiste belge IOTA, combine les textures de l’eau et de la pierre pour créer deux silhouettes…
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Bairro 2 de Maio, Lisbonne
Au début des années 1970, Lisbonne souffre d’une grave pénurie de logements. De nombreuses familles vivent dans des conditions précaires, souvent dans des quartiers informels ou des immeubles insalubres. Le 25 avril 1974, la dictature de l’Estado Novo s’effondre. Dans l’élan révolutionnaire qui suit, les revendications sociales explosent : salaires, droits civiques… et surtout droit au logement.
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Cabras et le murale dédié à Michela Murgia
Quand un village choisit de parler à voix haute À Cabras, petite commune de l’ouest de la Sardaigne, on ne rend pas hommage à ses écrivains à voix basse.On le fait en grand, sur un mur, avec de la peinture, des mots qui dérangent et des idées qui refusent de rentrer dans le rang. Depuis mai 2024, un murale dédié à Michela Murgia occupe une large paroi du parchetto di viale Colombo. Impossible de passer devant sans ralentir. Impossible aussi de rester indifférent. Et c’est sans doute exactement ce qu’aurait voulu Michela Murgia. Michela Murgia, une voix née à Cabras Michela Murgia (1972-2023) fut à la fois écrivaine, intellectuelle, essayiste…
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🏝️ 6eme et dernier jour en Sardaigne
Un au revoir nostalgique Après notre dernière nuit à la Casa Rita, nous prenons la route vers Porto Torres, une ville portuaire au charme légèrement désuet, marquée par son histoire et son architecture vieillissante. Comme lors de ma première visite ici, presque comme un rituel sacré, notre périple débute par la cathédrale de Porto Torres, un monument emblématique de la ville. Son architecture imposante et son intérieur sobre, mais chargé d’histoire, nous plongent instantanément dans une atmosphère de sérénité et de contemplation. Ce lieu de culte, à la fois modeste et majestueux, nous connecte au riche patrimoine religieux de la région tout en nous offrant un instant suspendu dans le…
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🏝️ 5eme jour en Sardaigne
Sassari Réveil en douceur à la Casa Rita. Le soleil s’infiltre paresseusement par les rideaux, les oiseaux piaillent quelque part dans les collines, et l’odeur du café plane dans l’air. C’est le genre de matin où tout semble possible. Après un petit déjeuner copieux et quelques étirements de rigueur, on boucle les sacs : aujourd’hui, on met le cap sur Sassari. Mais avant de rejoindre la deuxième ville de Sardaigne, on s’offre une petite halte ravitaillement dans une zone commerciale. Une locomotive à vapeur trône là, improbable et fière, comme échappée d’un autre siècle. Je la rebaptise sans hésiter Place de la locomotive, parce que parfois, il faut bien nommer…
























































































